Koetzingue en clair et en net

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Le moyen-âge (Histoire)



LE MOYEN AGE



En 870, l'Alsace est rattachée au Royaume de Francie orientale, la future Germanie.
Au Xème siècle, le Royaume de Germanie est ruiné par les rivalités internes et par les invasions. L'ordre est rétabli par le roi Otton Ier qui restaure l'empire de Charlemagne sous le nom de Saint Empire romain germanique en 962.

Cet empire est alors divisé en duchés et grand-duchés, dont celui de Souabe duquel fait partie l'Alsace. Koetzingue appartenanit alors aux Habsbourg et au XIIIème siècle fut intégré au comté de Ferrette.

Le premier document d'archives faisant référence à Koetzingue est une charte du Pape Alexandre III datée entre 1166 et 1179. Ce dernier charge l'évêque de Bâle de prononcer l'excommunication de plusieurs ennemis de l'évêché Saint Alban, nouvellement fondé. On parle de " Berta vera uxor B. de Wilsper aufert aput Côsingen..."

Du point de vue religieux, le village était rattaché au chapitre "Inter Colles"(entre les collines) de l'évêché de Bâle. De 1270 environs date la liste la plus ancienne des impositions qui étaient payées à des établissements religieux, notamment à Bâle. Sur cette liste figurent des personnes qui n'habitaient pas le village mais étaient domiciliées à MULNHUSEN (Mulhouse), MACHSTSATT (Magstatt) et GEISBOLZHEIM (Geispitzen).
Y figurent également deux noms qui existent encore à Koetzingue à ce jour, un certain Conrad, fils de Werner dit Kilwart (Kelbert), et H. Phlumli (Pflimlin).

Ces impositions nous apprennent que les céréales d'hiver étaient composées d'épeautre (Spelz ou Dinkel en allemand), sorte de blé dur qui pousse sur les sols maigres. Le blé était presque inéxistant, la seule céréale d'été était l'avoine.

En 1283, un Jean de Koetzingue, bourgeois de Mulhouse, vend au chapitre de Saint Léonard de Bâle avec le consentement de sa femme et de ses enfants, toutes ses propriétés sises à Koetzingen pour 40 marcs d'argent.

De 1303, nous avons conservé un autre rôle de redevances dûes par les habitants de la commune. Cette fois, les impôts sont versés aux ducs d'Autriche. Les habitants payaient entre 5 et 8 quintaux d'avoine. En plus, chaque foyer devait fournir chaque année une "poule de carnaval". Le village est cité dans l'urbaire de 1354, puis dans le carticulaire de la seigneurie de landser en 1469.
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